Mercredi 7 novembre 2007
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10:20
Je suis scrupuleusement le nombre des points auxquels j'ai droit chaque jour. Dur, dur. Quoique.
Et puis je suis étonnée, j'ai même du mal à y croire : je maigris.
Bon, OK, j'ai commencé il y a 6 jours seulement, mais ma balance (que j'interroge tous les matins, je sais, c'est mal, je devrais attendre une semaine entre chaque verdict, je sais) me disait ce
matin que j'avais perdu...2,3Kg depuis vendredi.
Je la soupçonne de me mentir, cette hypocrite, parce que moi, je me sens pareil qu'avant. Bon.
A la fois, ça me donne plein d'espoir (encore ce fichu espoir) et d'un autre côté, je n'ose pas me réjouir parce que j'ai lu que la première semaine est toujours spectaculaire, plus que toutes les
(longues) autres et d'autre part, je suis certaine que si demain je recommence à manger "normalement", je reprends tout ça en même pas les 6 jours qu'il m'a fallu pour les perdre.
Alors ? CQFD ?
J'en sais rien.
Je n'ai pas obtenu le boulot que j'espérais, on m'a préféré un homme. Bon, je ne dirais pas que c'est parce que je suis une femme de presque 30 ans, donc potentiellement enceinte dans les toutes
prochaines années, que je n'ai pas eu ce boulot, mais même si je ne le dis pas, ça ne m'empêche pas de le penser.
Société de merde tiens !
On nous avait dit "travaille bien à l'école, t'auras un bon boulot". J'ai obéi, docilement. Et puis je me retrouve sur le carreau, mes diplômes en bandouillière. Ca fait joli, mais ça ne
nourrit pas. Remarquez, tant mieux, puisque c'est ça mon autre GROS problème avec le chômage (que dis-je le "chômage" ? Non, c'est "payé" ça, puisque c'est quand t'as déjà travaillé (pour de
l'argent), non, c'est plus juste de dire la "recherche d'emploi"), mon autre GROS problème, donc, c'est la nourriture, le manger, la bouffe quoi.
Je dois donc me réjouir (encore) parce que pas de boulot = moins à manger. Sauf que, manger moins, ça coûte plus. Ou plutôt, manger "correctement", ça coûte cher.
POurquoi les pâtes de chez Leader Price ne font pas maigrir en même temps qu'elle sont bon marché ? Hein ? Parce qu'on s'en groinfre ? Oui, peut-être.
J'arrête mon couplet misérabiliste. La misère, il y en a de la vraie partout, alors mon problème à moi, c'est que dalle. C'est vrai.
Oui, mais.
Mais j'arrive pas à me réjouir.
Je ne sais pas pourquoi mais j'ai entendu hier une "pub" (campagne ?) à la radio, France Inter je crois, dans laquelle je me suis reconnue, j'avais l'impression que c'était moi qui parlais.
Est-ce que ça veut dire que mon état s'appelle "dépression" ?!
Mais tu as raison, je vais esayer de me concentrer sur le "bon côté des choses"...
J'espère que tu tiens le coup en prépa. Je me souviens de l'état dans lequel j'étais lors de la mienne, et effectivement, c'est dur.
Courage !